Campmas & Masières

Une approche globale de l’adaptation au changement climatique : maintenir un territoire vivant et habitable, par et pour les habitants

Contact : Apolline THEROND, Chargée de mission Agriculture et Territoire, ou 04 66 25 40 69

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Définitions et enjeux

Historiquement, les hautes vallées cévenoles abritaient des Campmas (dans les compoix, anciens cadastres du XIVème au XVIIIème siècle, le campmas correspond aux terres principalement agricoles autour des mas). Ces campmas étaient finement organisés : terrasses pour les cultures et la gestion de l’eau, châtaigneraies et clède, masière (prairies permanentes, sur des terrains en demi-pente, non aménagés en terrasses et sur lesquelles on peut retrouver des fruitiers comme les châtaigniers, les pommiers, …).

Différents aménagements hydrauliques permettaient de gérer l’eau : trencat pour dévier les écoulements vers le ruisseau, béal pour alimenter le campmas en eau, source, tancat, et bien sûr les terrasses.

La forêt et les landes entourant ces campmas sont historiquement nommées l’immensurable (zone sur laquelle l’impôt n’est pas appliqué). Le pastoralisme tenait un rôle important dans la gestion et l’entretien des espaces.

Aujourd’hui, les hautes vallées cévenoles doivent relever plusieurs enjeux : déprise agricole, risque d’incendies forestiers, difficultés pour accéder au foncier, accentuation des phénomènes d’excès et manque d’eau, changement climatique plus rapide en Cévennes qu’en plaine, manque d’entretien et homogénéisation des milieux et paysages, délabrement des aménagements hydrauliques avec des conséquences sur le maintien des sols et la circulation de l’eau, … Avec des conséquences importantes sur l’économie, l’environnement et la culture locale.

Leur relation d’interdépendance nous force à croire qu’il faut les penser ensemble plutôt que de façon individuelle.

 

La démarche Campmas & Masières

Campmas & Masières propose d’apporter des réponses aux questions suivantes : Comment adapter le territoire des hautes vallées cévenoles au changement climatique, afin de maintenir un territoire habitable et vivant ? Et comment rendre les usagers, les habitants et les habitantes acteurs de l’adaptation durable de ce territoire ?

Pour cela, le projet Campmas & Masières propose d’accompagner des habitants et/ou usagers volontaires (propriétaires fonciers ou non, agriculteurs, communes…), à l’échelle de sites expérimentaux (ensemble de mas, hameau, lieu-dit… c’est-à-dire à l’échelle des anciens campmas), pour :

  • S’essayer à une forme de gouvernance collective ;
  • Développer une approche globale et des actions concrètes d’adaptation au changement climatique (aménagement, entretien et usages) adaptés au contexte local du site expérimental.

Les collectifs d’usagers seront accompagnés par le SHVC et ses partenaires :

  • Pour se constituer en tant que collectif (les mobiliser, les mettre en lien, organiser des temps de rencontre et d’échanges, lancer une dynamique, accompagner la structuration et la reconnaissance du collectif sous un certain statut si nécessaire…) ;
  • Pour monter en compétence afin qu’ils conçoivent une approche globale d’adaptation au changement climatique à l’échelle de leur site et qu’ils mettent en place un plan d’adaptation au changement climatique à leur échelle (comprendre et connaitre leurs besoins en formation/sensibilisation, accompagner la réappropriation des sujets adaptation au changement climatique, la définition du projet et actions concrètes d’adaptation du site expérimental…). 

L’approche globale que nous souhaitons les accompagner à développer propose de considérer, ensemble, les sujets de l’eau et des sols, de l’agriculture et l’autonomie alimentaire, la forêt et le risque incendie, le climat, les paysages et la biodiversité à l’échelle du site, en tenant compte des interactions entre chaque thématique.

A l’avenir, d’autres approches pourraient être développées par les collectifs : énergie, sobriété, assainissement…

La coopération territoriale et l’ouverture au territoire sont des axes à part entière de la démarche : 

  • Chaque site expérimental est ouvert au territoire et accueille des évènements grand public (journée thématique, formation…) et s’engage à produire un retour d’expérience sous la forme souhaitée (vidéo, carnet de bord…). Ces sites sont des supports pour essaimer et transmettre et partager la démarche.
  • Le SHVC cherche à mobiliser les compétences des acteurs du territoire (aspects techniques et scientifiques, diffusion d’outil et de connaissance), valoriser les actions existantes et faire connaître les projets et acteurs du territoire. Le SHVC assure la mise en lien des partenaires et des collectifs des sites expérimentaux, en fonction des besoins locaux.

Les différents axes de l’approche globale de l’adaptation au changement climatique, pensés par le SHVC et les collectifs de sites expérimentaux :

  • Favoriser le ralentissement, l’infiltration, le stockage de l’eau dans les sols et sa restitution progressive ;
  • Remobiliser et aménager les campmas pour leur redonner une valeur productive et alimentaire (agroforesterie dont essences mellifères, fruitières et peu inflammables, treilles, maraîchage et jardins partagés…) ;
  • Recréer des zones de transitions entre habitat-campmas-forêt entre autre pour limiter le risque incendie forestier (sylvopastoralisme, sylviculture préventive, foret mosaïque et mélangée…) ;
  • Favoriser l’accès au foncier, son entretien et à la contractualisation pour sécuriser et pérenniser les activités et les relations ;
  • Essaimer, suivre et transmettre (retours d’expériences pour permettre une diffusion plus large, accueil de formations, journées thématiques…). 

Un Appel à Manifestation d’Intérêt pour participer au projet

Particulier, commune, agriculteur ou agricultrice, propriétaire… Le projet Campmas & Masières cherche ses forces vives et ses sites expérimentaux pour développer des approches globales de l’adaptation au changement climatique !

Si vous souhaitez intégrer le projet ou/et si vous connaissez un lieu qui pourrait être un site expérimental potentiel, répondez à l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) du projet avant le 15 juin 2026 !

Appel à Manifestation d’Intérêt du projet Campmas & Masières (à télécharger) : 2026_Appel a Manifestation d’Interet(AMI)

Formulaire de l’AMI (à télécharger) : Formulaire_Appel a Manifestation d’Interet(AMI)

Pourquoi répondre à cet AMI ?

Le projet Campmas & Masières, qui repose sur la participation des usagers du territoire, n’aura de sens que si le territoire s’en saisit !

Votre réponse à cet Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) nous aidera à :

  • Identifier les sites potentiels et les personnes intéressées pour participer à la démarche ;
  • Comprendre les besoins spécifiques à votre échelle ainsi que les dynamiques en cours ;
  • Mettre en lien les habitants, propriétaires (y compris de résidences secondaires), communes, agriculteurs et autres usagers autour de projets communs.

Répondre à l’AMI ne vaut pas engagement : il s’agit d’une première prise de contact et partage d’informations.

A qui s’adresse cet Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) ?

Peuvent répondre à l’AMI toutes personnes morales ou physiques, seules ou à plusieurs, liées à un lieu ou non.

Peuvent prétendre être un site expérimental potentiel tous les lieux, quelque soit leur superficie, situés sur une commune adhérente au Syndicat des Hautes Vallées Cévenoles pour la compétence MAB (Programme « Man and Biosphere » de l’UNESCO). Vous pouvez retrouver la liste des communes sur le site su SHVC (communes en vert ou en bleu sur la carte) :  https://shvc.fr/le-territoire-du-shvc/

Les membres salariés du Syndicat des Hautes Vallées Cévenoles ne peuvent pas rédiger la réponse à l’AMI, que cela soit pour eux-mêmes ou pour un tiers. 

Comment procéder ?

L’Appel à Manifestation d’Intérêt est ouvert du 8 avril 2026 au 15 juin 2026.

Il prend la forme d’un questionnaire à remplir (16 questions), pour préciser votre souhait de participer au projet et nous fournir les informations nécessaires pour étudier votre demande.

Vous pouvez répondre de façon tapuscrit ou manuscrite (dans ce cas-là, assurez-vous que vos réponses soient lisibles).

Renvoyez le questionnaire ci-dessous à Apolline THEROND (Chargée de mission Agriculture au Syndicat des Hautes Vallées Cévenoles) par courriel à l’adresse suivante le 15 juin 2026 au plus tard :

La sélection des sites expérimentaux

Les critères de sélection des sites expérimentaux seront communiqués au cours de l’année 2026.

Il est important pour nous que les répondants à l’AMI s’expriment librement, sans être influencés ou enfermés dans des critères de sélection.

Les critères de sélection de sites n’ont pas encore été établis. Ils seront définis par le Comité de Pilotage (COPIL) du projet, en fonction du type de réponses reçues lors de l’AMI. Ce COPIL, en cours de composition, réunis les partenaires techniques, scientifiques, institutionnels et financiers du projet.

Et après ?

Nous vous contacterons en juillet afin que nous puissions vous rencontrer et/ou visiter le lieu proposé. Ce sera l’occasion d’avoir un échange approfondi.

Si cela est estimé cohérent et pertinent, le SHVC pourra proposer la mise en lien/commun de réponses envoyées séparément.

Les lieux proposés qui intégreront le projet en tant que site expérimental (6 à 8) seront identifiés d’ici fin 2026. L’accompagnement des usagers sur ces sites, retenu par le SHVC, débutera début 2027.

L’accompagnement des sites expérimentaux ne pourra avoir lieu que sous réserve d’obtention de financements par le SHVC.

Les membres des sites expérimentaux s’engagent à :

  • Participer à une forme de gouvernance locale collective et citoyenne ;
  • Monter en compétence sur les sujets d’adaptations au changement climatique ;
  • Expérimenter des solutions d’adaptation face au changement climatique ;
  • Transmettre et partager leur retour d’expérience.

Pour les autres réponses, qui n’aboutiraient pas au statut de « site expérimental » :

  • Elles ne bénéficieront pas de l’accompagnement du Syndicat des Hautes Vallées Cévenoles mais nous nous efforcerons de réorienter chacun et chacune et vers d’autres actions / initiatives / acteurs du territoire.
  • Nous leur proposons de former un « Réseau » Campmas & Masières, regroupant les personnes intéressées par la démarche et souhaitant avancer sur le sujet de l’adaptation des hautes vallées cévenoles au changement climatique.
  • Toutes les informations relatives au projet leurs seront transmises (événements, visites, formations, chantiers participatifs, …) seront transmises aux membres du « Réseau ».
  • Dans le cas d’événements avec un nombre de place limité, les membres du réseau pourront être prioritaires.

Foire aux questions

Vous avez une question ? 

Vérifiez ci-dessous si une réponse a déjà été apportée.

Dans le cas où votre question ne figure pas ci-dessous ou que la réponse apportée est insuffisante, envoyez votre question à l’adresse

Non, il n’y a pas de taille minimale ou maximale. Au cours de processus de sélection, nous pourrons réfléchir ensemble à la superficie idéale en fonction du contexte local.