Campmas & Masières
Une approche globale de l’adaptation au changement climatique : maintenir un territoire vivant et habitable, par et pour les habitants
Définitions et enjeux
Historiquement, les hautes vallées cévenoles abritaient des Campmas (dans les compoix, anciens cadastres du XIVème au XVIIIème siècle, le campmas correspond aux terres principalement agricoles autour des mas). Ces campmas étaient finement organisés : terrasses pour les cultures et la gestion de l’eau, châtaigneraies et clède, masière (prairies permanentes, sur des terrains en demi-pente, non aménagés en terrasses et sur lesquelles on peut retrouver des fruitiers comme les châtaigniers, les pommiers, …).
Différents aménagements hydrauliques permettaient de gérer l’eau : trencat pour dévier les écoulements vers le ruisseau, béal pour alimenter le campmas en eau, source, tancat, et bien sûr les terrasses.
La forêt et les landes entourant ces campmas sont historiquement nommées l’immensurable (zone sur laquelle l’impôt n’est pas appliqué). Le pastoralisme tenait un rôle important dans la gestion et l’entretien des espaces.
Aujourd’hui, les hautes vallées cévenoles doivent relever plusieurs enjeux : déprise agricole, risque d’incendies forestiers, difficultés pour accéder au foncier, accentuation des phénomènes d’excès et manque d’eau, changement climatique plus rapide en Cévennes qu’en plaine, manque d’entretien et homogénéisation des milieux et paysages, délabrement des aménagements hydrauliques avec des conséquences sur le maintien des sols et la circulation de l’eau, … Avec des conséquences importantes sur l’économie, l’environnement et la culture locale.
La démarche Campmas & Masières
Campmas & Masières propose d’apporter des réponses aux questions suivantes : Comment adapter le territoire des hautes vallées cévenoles au changement climatique, afin de maintenir un territoire habitable et vivant ? Et comment rendre les usagers, les habitants et les habitantes acteurs de l’adaptation durable de ce territoire ?
Le SOCLE de la démarche repose sur la mobilisation du territoire (habitants, usagers, propriétaires, communes, agriculteurs, techniciens, …) comme acteur de l’adaptation de leur territoire au changement climatique :
- Expérimenter des modèles de gouvernance locale et collective à l’échelle de sites expérimentaux (hameau, quartier, lieu-dit, mas, ….) ;
- Accompagner les usagers volontaires au sein du site expérimental à s’approprier et à en prendre part au sujet et aux actions concrètes d’adaptation au changement climatiques à l’échelle du site expérimental.
Le SHVC accompagne les collectifs à monter en compétence de façon global, pour s’adapter au changement climatique avec un approche eau et sols, agriculture et autonomie alimentaire, paysages et biodiversité, forêt et risque incendie.
Le collectif, par l’accompagnement et la montée en compétence de ses membres, devrait devenir suffisamment autonome pour assurer une adaptation continue et durable dans le temps du site expérimental.
A l’avenir, d’autres approches pourraient être développées par les collectifs : énergie, sobriété, assainissement, …
La coopération et l’ouverture au territoire sont des axes importants de la démarche. Le SHVC cherche à valoriser les actions et dynamiques existantes, portées par d’autres acteurs du territoire, et à les mettre en lien avec les collectifs et les sites expérimentaux. Des partenariats techniques et scientifiques sont en cours de construction, afin d’améliorer l’approche globale.
Chaque site expérimental est ouvert au territoire et accueille des évènements grand public (journée thématique, formation, …). Ces sites sont des supports pour essaimer et transmettre et partager un retour d’expérience.
Pour retrouver des informations détaillées, téléchargez le dossier du projet (pdf)
Un Appel à Manifestation d’Intérêt pour participer au projet
De nombreux événements sont organisés sur le territoire pour faire connaître le projet et le mettre en débat :
- Projections du film « Demain, la Vallée » de Jérôme Prudent en janvier et février ;
- Réunions publiques en février ;
- Sorties et soirée-discussion autour des paysages hier, aujourd’hui et demain en mars ;
- Conférence sur l’hydrologie régénérative par Olivier Hébrard en avril ;
Tous les événements sont à retrouver sur le site de biosphera : https://biosphera-cevennes.fr/
Si le projet vous intéresse ou si vous connaissez un lieu qui pourrait être un site expérimental potentiel, rendez-vous d’avril à mai 2026 pour répondre à un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) !
Pour être mis au courant de la publication de l’AMI, signalez-vous auprès de la chargée de mission agriculture :
Une fois l’AMI terminé (fin mai ou mi-juin 2026), vous serez recontactés en juin/juillet.
Le SHVC et ses partenaires viendront vous rencontrer et visiteront les sites expérimentaux potentiels de juillet à octobre 2026. Les sites expérimentaux seront sélectionnés d’ici la fin d’année 2026.